Hors-ligne mais pas déconnecté pour autant

Comme je le disais il y a un an, j’utilise quotidiennement mon iPod nano. Ce modèle a beau ne plus être à la mode puisqu’il n’a pas d’écran tactile, il me rend de grands services. Au lieu de tout centraliser dans mon téléphone qui est loin d’être smart, j’utilise mon iPod pour ce qu’il a été (très bien) conçu : l’écoute de contenus multimédias.

J’ai retrouvé le plaisir d’écouter de la musique et surtout des podcasts loin de l’écran de l’ordinateur. Le fait que l’iPod ne soit pas connecté à Internet me tient également loin de toute tentation de tweeter à propos de ce que j’écoute afin de ne pas en perdre une miette.

À vrai dire, mon fatpod est si agréable que j’ai décidé de pousser mon utilisation un peu plus loin. Il m’arrive de l’utiliser pour lister des rendez-vous, stocker un ou deux fichiers texte, et comme mini album photo souvenir pour mes moments de nostalgie. On aura beau se moquer de sa forme, je le trouve nettement plus pratique à transporter que la dernière génération de nanos à la forme de timbre-poste qu’on clipse au revers de la veste.

Essouflé après m’avoir subi toute une journée, l’iPod recharge sa batterie en même temps qu’il attend que je le gave de contenu multimédia.

Et puis il y a tout ce côté connecté tout en étant hors-ligne. Je veux dire par là que l’iPod est connecté à ma vie puisque je lui confie une partie de mes données, c’est-à-dire dire une partie de moi, mais il n’est pas intrusif. Hormis son petit bip qui me réveille le matin, il ne me rappelle jamais à l’ordre durant la journée. C’est moi qui décide de le sortir de ma poche pour le consulter. Et, chose qu’on reprochait à l’iPad à ses débuts, il est nécessaire de le connecter à un ordinateur pour l’alimenter en contenu. Autrement dit, je le connecte à l’iMac uniquement lorsque j’en ressens le besoin. C’est l’inverse du cloud : je sélectionne les informations dont j’ai besoin et passe par un appareil tiers pour en autoriser l’accès. Contrairement à mon téléphone et à mon ordinateur, l’iPod reste encore vierge de tout bordel numérique tels que les SMS, mails, RSS non lus, signets web, etc.

Tout ça dans un appareil tombé dans l’oubli. Comme quoi l’appropriation des technologies est loin d’aller de paire avec leur cycle de renouvellement.

  1. vincent-ca a publié ce billet