Mais quelle est donc cette nouvelle app d’écriture sans distraction que tu nous proposes en ce 8 mai, Vincent ? Comment as-tu trouvé cette perle que je ne trouve pourtant dans aucun test ou florilège d’apps ?

Qu’est-ce que je vous comprends … C’est vrai quoi, elle a de la gueule mon app, avec ses grosses marges, sa police fixe qui nargue le Nitti d’une app bien connue qui en fait sa “fonctionnalité” première. Et puis sa couleur de fond qui fait parfaitement ressortir chaque pixel de son interface millimétrée, moderne mais néanmoins rustique avec son allure de hacker. Comment diable ai-je pu trouver un tel modèle de perfection alors que l’App Store est sans cesse passé au peigne fin pour tenter d’y déceler la perle rare ? Et pourtant elle est là, sur mon disque dur, et j’y écris ces mots. Mieux, je vais vous l’offrir en faisant gagner des codes avec un concours pour enfin booster l’audience de mon blog.

Non seulement cette app m’offre un environnement résolument minimaliste, mais elle me permet, sans la quitter et par la pression d’un raccourci clavier, d’ouvrir les autres fichiers sur lesquelles je travaille.
Cette application n’a pourtant pas attendu la déferlante d’outils qui rivalisent les uns avec les autres pour nous aider à faire une seule et même chose : écrire. Il est vrai qu’au début, il a fallu que j’apprenne à la maîtriser parce qu’elle chamboulait toutes mes habitudes en termes d’éditeur de texte. Il m’est arrivé de la détester, la préférant à des solutions nettement moins pratiques mais ô combien plus rassurantes. Mais elle n’a jamais vraiment quitté mon disque dur. Notational Velocity est une application réussie ; et encore plus lorsqu’on utilise son fork, nvALT. Ses fonctionnalités rendraient plus d’une app iOS révolutionnaire — je suis d’ailleurs surpris de ne pas voir un éditeur annonçant la sauvegarde automatique et la fusion de la création/recherche d’articles comme une « révolution » à 0,99€ sur le Store.
Si je m’intéresse de nouveau à nvALT, c’est parce que, paradoxalement, des outils comme Byword ou iA Writer m’ont poussé à reprendre mes vieilles habitudes. Concentré sur la manière d’écrire le texte, je suis revenu à la logique du fichier unique, que j’enregistre, que j’exporte en .doc, que je sauvegarde à la main. Pourtant ces « nouveaux » outils nous encouragent aussi à repenser notre organisation. Certains parlent de corde à linge, mes besoins personnels me ramènent à la boîte à chaussures1, traversant les âges, archivant et indexant mes textes, les sauvegardant sans avoir à le lui demander explicitement.
Sérieusement, si vous souhaitez gagnez des trucs en ce jour férié, il vous reste encore une heure pour essayer de gagner une licence pour MCPro, une application de prise de vue franchement sexy pour iPhone. C’est sur tiaaft.
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Je m’excuse d’avance auprès de Jean-Christophe pour avoir osé singer sa métaphore qui, elle, a le mérite d’être parlante. ↩






