Vincent Carlino

Mois

mai 2013

1 billet

Une révolution à 99 centimes

Mais quelle est donc cette nouvelle app d’écriture sans distraction que tu nous proposes en ce 8 mai, Vincent ? Comment as-tu trouvé cette perle que je ne trouve pourtant dans aucun test ou florilège d’apps ?

Capture de l'app mystère

Qu’est-ce que je vous comprends … C’est vrai quoi, elle a de la gueule mon app, avec ses grosses marges, sa police fixe qui nargue le Nitti d’une app bien connue qui en fait sa “fonctionnalité” première. Et puis sa couleur de fond qui fait parfaitement ressortir chaque pixel de son interface millimétrée, moderne mais néanmoins rustique avec son allure de hacker. Comment diable ai-je pu trouver un tel modèle de perfection alors que l’App Store est sans cesse passé au peigne fin pour tenter d’y déceler la perle rare ? Et pourtant elle est là, sur mon disque dur, et j’y écris ces mots. Mieux, je vais vous l’offrir en faisant gagner des codes avec un concours pour enfin booster l’audience de mon blog.

Capture d’une fonctionnalité inédite de l’app mystère

Vraiment ? Toujours pas ? Franchement, c’est à se demander si vous méritez votre titre d’expert, de consultant, de furieux du minimalisme et du markdown.

Non seulement cette app m’offre un environnement résolument minimaliste, mais elle me permet, sans la quitter et par la pression d’un raccourci clavier, d’ouvrir les autres fichiers sur lesquelles je travaille.

Cette application n’a pourtant pas attendu la déferlante d’outils qui rivalisent les uns avec les autres pour nous aider à faire une seule et même chose : écrire. Il est vrai qu’au début, il a fallu que j’apprenne à la maîtriser parce qu’elle chamboulait toutes mes habitudes en termes d’éditeur de texte. Il m’est arrivé de la détester, la préférant à des solutions nettement moins pratiques mais ô combien plus rassurantes. Mais elle n’a jamais vraiment quitté mon disque dur. Notational Velocity est une application réussie ; et encore plus lorsqu’on utilise son fork, nvALT. Ses fonctionnalités rendraient plus d’une app iOS révolutionnaire — je suis d’ailleurs surpris de ne pas voir un éditeur annonçant la sauvegarde automatique et la fusion de la création/recherche d’articles comme une « révolution » à 0,99€ sur le Store.

Si je m’intéresse de nouveau à nvALT, c’est parce que, paradoxalement, des outils comme Byword ou iA Writer m’ont poussé à reprendre mes vieilles habitudes. Concentré sur la manière d’écrire le texte, je suis revenu à la logique du fichier unique, que j’enregistre, que j’exporte en .doc, que je sauvegarde à la main. Pourtant ces « nouveaux » outils nous encouragent aussi à repenser notre organisation. Certains parlent de corde à linge, mes besoins personnels me ramènent à la boîte à chaussures1, traversant les âges, archivant et indexant mes textes, les sauvegardant sans avoir à le lui demander explicitement.

Sérieusement, si vous souhaitez gagnez des trucs en ce jour férié, il vous reste encore une heure pour essayer de gagner une licence pour MCPro, une application de prise de vue franchement sexy pour iPhone. C’est sur tiaaft.

  1. Je m’excuse d’avance auprès de Jean-Christophe pour avoir osé singer sa métaphore qui, elle, a le mérite d’être parlante. ↩

May 8, 2013
#notational velocity #écriture #markdown

avril 2013

1 billet

S'amuser avec la photo technique

Aussi incroyable que ça puisse paraître, je m’amuse depuis un certain temps avec des aspects techniques de la photo. Il n’y a pas si longtemps que ça, mes photos étaient contraintes par les limites techniques de mon appareil. Mon compact est assez petit pour faire de la photo de rue, mais son mode manuel est assez limité. Résultat : pas de profondeur de champ sauf à être à 1 cm de la cible — à tester avec des inconnus, pour (aussi) s’entraîner au sprint — ni de réglage satisfaisant de la balance des couleurs.

Kitcam sur iPhone corrige parfaitement le problème. Le réglage manuel du focus et de l’exposition allie précision et facilité d’utilisation. Je tapote l’écran simultanément de deux doigts et obtiens ceci :

Mode manuel de KitCam

Oui, c’est flou. T’as déjà essayé de faire une capture d’écran de l’appareil photo de l’iPhone sans trépied ?

Deux cibles apparaissent immédiatement sous les doigts.

Le focus se règle en bougeant le carré bleu sur l’écran. Ici, je le dirige sur les baguettes mais ce mode me permettrait facilement de le mettre sur le logo “Vic Firth” en arrière-plan. Ce mode est vraiment ingénieux puisque l’application met à ma portée le réglage d’un paramètre technique qui m’échappait auparavant puisque réservé aux appareils bridge/reflex. En plus de me faire découvrir ce qu’est le focus en le manipulant directement, il élargit mon vocabulaire photographique. C’est je pense un aspect très important de l’iPhonéographie : que ce soit par des réglages techniques “nobles” comme le focus ou bien des filtres de qualité, les applications de photo élargissent le vocabulaire de nos compacts bon marché. Elles associent la facilité d’utilisation en tirant partie du tactile au réglage technique et esthétique des photos.

Le réglage de l’exposition est tout aussi enfantin que celui du focus. Le tout peut se verrouiller par un tap supplémentaire, mais je dois avouer que je n’ai pas encore compris comment exploiter esthétiquement ce verrouillage. Bref, je suis devenu absolument fan de ces deux réglages qui apparaissent et se manipulent en un mouvement : pas de sous-menu, ni de tuto, juste ce dont j’ai besoin. A vrai dire, cette fonction est si transparente que je l’ai découverte totalement par hasard en regardant une vidéo promotionnelle de KitCam. Après vérification, le tutoriel de démarrage de l’application ne l’évoque pas, ce qui est vraiment dommage.

Et d’un coup, je me surprends à m’amuser à faire de la photo : j’associe le cadrage à un réglage de contraste/teinte/focus (selon l’humeur et la situation) à la volée. Parce que je sais qu’il sera possible d’y revenir par la suite, je peux me permettre de faire des photos sur le vif. Le studio de développement de KitCam me réserve tout le temps nécessaire pour retoucher a posteriori mes clichés chez moi avec un café pour les pousser vers Instagram ; car je suis conscient de ne pas avoir assez l’oeil pour choisir les bons outils au bon moment.

Au final, je crois avoir trouvé les outils de photo adaptés à mes besoins, pour allier plaisir et composition. Parce que cette foutue question du message est importante pour le maniaque de la communication que je suis.

Apr 20, 2013
#Photographie #iPhone

mars 2013

3 billets

Quand j'imagine un auteur classique lire l'interprétation que je fais de lui

cielmondoctorat:

Mar 23, 201324 notes
Markdown : à quoi bon (ou bon à quoi) ?

J’ai découvert Markdown il y a environ deux ans mais c’est seulement maintenant que j’arrive à m’en servir à des fins raisonnées — entendre “à l’intégrer dans mon workflow”.

David a cette phrase que j’affectionne particulièrement :

Le risque est réel de perdre son temps à glander autour d’un nouvel éditeur trop génial.

C’est ce qui m’est arrivé récemment avec iA Writer et Byword. Lorsque j’allumais mon Mac, je démarrais presque systématiquement les deux éditeurs. Ai-je besoin de deux rames de papier et deux stylos lorsque je sais que je vais écrire 30 minutes maximum sans faire de pause ? Non. Je me suis surpris plusieurs fois à redimensionner la fenêtre de l’un ou l’autre pour qu’il “occupe bien l’espace”, allant jusqu’à changer d’un ou deux points la taille de la typo “parce que ça fait bien”. Pendant tout ce temps, je n’ai rien écrit.

Alors c’est sûr, on a des moyens bien plus funs qu’un éditeur de texte pour glander sur nos ordinateurs de nos jours. Là n’est pas la question. La foutue question est que mon éditeur de texte ne me faisait pas écrire une seule ligne. Même chose sous Windows où j’ai passé deux semaines à chier produire trois malheureux paragraphes de mon mémoire. Lorsque j’ai ouvert le même texte sous Word, j’ai écrit plusieurs pages sans grand effort.

C’est alors que j’ai compris la place qu’occupe Markdown1 dans mon flux de travail. Il convient parfaitement pour une écriture brève, spontanée, audacieuse. Quand l’éditeur prend toute la surface de l’écran, il efface toute contrainte d’écriture : la logique de la page, de formatage, de structure. Je sais que d’autres utilisent Markdown pour formater leurs textes ou les structurer avec des niveaux de titre différents — il m’arrive aussi de le faire. Seulement, le cas précis de la rédaction de mémoire n’est pas adapté au Markdown : il a besoin de la logique de la page car il ne sera lu que sous cette forme (qu’il soit imprimé sur papier ou en PDF). Il (ou plutôt j’ai) besoin de voir de faire des sauts visuels en arrière dans le texte, chose qui est facilitée par la vue sur deux pages des éditeurs comme Word.

Non, je ne peux pas utiliser sérieusement Markdown pour un long rapport. Là où il est excellent par contre, c’est lorsqu’il laisse toute la place à mes idées pour s’exprimer, comme au moment précis de la rédaction de ce billet. Il m’est devenu indispensable pour cette étape de pré-écriture, cette écriture que je dirais sous-terraine au choix des mots définitifs choisis pour traduire ma réflexion. Cette écriture là se fout des contraintes d’espace : elle peut devenir très claire en quelques lignes ou au contraire nécessiter plusieurs paragraphes. Là n’est pas la question. C’est aussi pour ça que mon dossier de notes s’épaissit quotidiennement dans Notational Velocity. Markdown n’est pas bon pour tout, il n’est pas la solution à tous mes mots.

Glander avec un éditeur de texte, mais quelle drôle d’idée j’te jure …

  1. Je parle de “Markdown” pour faire référence au système de mise en forme de textes et des éditeurs qui le supportent (iA Writer, Byword, DayOne, Writemonkey, etc.). ↩

Mar 20, 2013
#markdown #écriture
Play
Mar 2, 2013
#musique #batterie #jazz

février 2013

1 billet

L'importance de l'archive

Mon esprit s’arrête quotidiennement sur des choses. La vue d’un passant, d’une enseigne, d’une affiche dans la rue active très souvent une réaction. Ce phénomène se décuple lorsque je suis derrière mon ordinateur : la lecture de textes, de tweets, de commentaires, le partage de liens, la vue d’une photo provoquent forcément quelque chose.

Ces pensées sont volatiles, ce qui explique la nécessité absolue d’en garder une trace pour y revenir plus tard. Je me suis évertué pendant deux années entières à créer des notes de quelques lignes seulement de ces fragments. Le tout ne pèse même pas 2 Mo et a pourtant une valeur inestimable. Je dois cette légèreté au format texte que j’ai longtemps couplé à Notational Velocity …

… que je n’avais pas ouvert depuis le mois d’août.

Concrètement, cela signifie le vide intersidéral. J’ai découvert depuis cet été deux éditeurs de texte extraordinaires, Byword et iA Writer. Couplés à Dropbox, iCloud, ou même un disque dur, ils permettent d’écrire du texte sans friction. Certes, l’écriture est (très) agréable, mais ces outils laissent le soin de l’archivage à l’utilisateur. Alors que mes textes commencent à s’entasser à la mesure de la progression de mon mémoire de recherche, j’ai vite été à court de moyens pour nommer proprement mes fichiers mais surtout faire des recherches dans leur contenu.

Notational Velocity est la passerelle dont j’avais besoin — encore une fois, la solution était déjà là, depuis le début. Il stocke aussi bien les fragments dispersés d’une pensée en cours ainsi que mes brouillons qui, eux, sont plus développés.

Étant donné le peu de connaissances techniques qu’il requiert, l’archivage de notes est essentiel. Pas besoin d’être écrivain pour être concerné. Un rendez-vous intéressant ? Je note les idées-forces qui se dégagent. Un article de presse qui retient mon attention ? J’envoie le lien dans un fichier texte et l’accompagne d’une très brève description. Un mail important ? Archivé par un simple copier-coller.

Et puisque chaque note est classée dans un fichier texte de poids plume, je peux facilement l’envoyer par mail, ou le copier sur une clé USB sans délai.

Finalement, je me rends compte de l’importance de l’archivage une fois que je dois retrouver quelque chose de précis. Besoin d’une image pour un travail d’analyse ? Ma tête se souvient de photos qui m’avaient plu dans un numéro du Monde Magazine. Elle en a par contre oublié la date, le numéro, les pages. La recherche photo m mag m’amène immédiatement ces éléments.

Si vous en ressentez le besoin ne serait-ce qu’une seule fois, AR-CHI-VEZ vos notes, conversations, idées.

Votre futur-vous vous remerciera.

Feb 15, 2013
#zen #notes #notational velocity #markdown

janvier 2013

5 billets

Structurer ses notes avec les listes de définitions

De nombreuses personnes structurent leurs notes sous forme de plans. Je me surprends moi-même à laisser des écarts entre des blocs de texte pour matérialiser la façon dont ils s’imbriquent les uns dans les autres, et ce tant sur le papier qu’à l’écran.

Les listes de définition qu’on peut très facilement produire avec Markdown peuvent à ce titre se révéler très utiles :

Markdown
:   Outil d'écriture très pratique, indispensable s'il en est.

iA Writer
:   Éditeur de texte très simple supportant Markdown (et son utilisateur).

Vincent-ca
:   Le nom que j'utilise ici et là sur le web.

Produit :

Bref, on comprend le principe.

L’idée est de mettre en évidence un terme et de produire un écart d’une tabulation sur la droite pour mettre en valeur sa définition. Très utile pour rédiger un glossaire pour mon mémoire sans prise de tête.

Au-delà de ça, l’utilisation des listes de définition peut être une autre façon de structurer mes notes. Je vois déjà des applications possibles pour la mise à plat d’un planning à la volée où chaque date s’accompagnerait des tâches à accomplir en guise de définition. Ou encore pour structurer un article ou un texte long. On peut même imaginer un carnet d’adresses light où le numéro de téléphone, les adresses mail et postale seraient la “définition” de chaque contact.

À chacun de trouver l’utilité des listes de définition dans son quotidien.

Jan 28, 2013
Utilisation avancée du format Markdown → moodle.ifadem.org

Un récapitulatif bien utile des fonctions avancées (mais pas pour autant compliquées) de Markdown, pas forcément documentées sur Daring Fireball.

Jan 26, 2013
#markdown
Cas d'application Markdown

Markdown est un formidable outil d’écriture permettant de saupoudrer mon texte d’une mise en forme discrète sans perdre en lisibilité. Couplé au format .txt, il est lisible et modifiable sur n’importe quel ordinateur, depuis mon iMac jusqu’à mon iPhone.

Malgré le fait que sois rangé du côté des convertis, je dois avouer que je ne l’utilise que dans le contexte restreint du blog. Il m’est aussi arrivé d’y avoir recours pour rédiger des brouillons de mails. Comme si la rédaction de textes importants nécessitait encore l’invocation incantatoire de LibreOffice 1. Comme si le retour à une interface sous-exploitée par mes maigres exigences était un repère pour avoir l’impression de travailler — et non raconter des âneries sur mon blog.

Un des derniers billets de Jean-Christophe Courte (Urbanbike) m’a brillamment démontré par l’exemple que Markdown n’avait pas à rougir face à mes besoins, et encore moins face à la structure imposante des traitements de texte que j’utilise pour bosser. Je laisserai le soin aux intéressés de parcourir son billet pour y trouver les bénéfices de Markdown. Au lieu de paraphraser l’auteur, j’ai décidé de mener une petite expérience — scientifiquement validée par le comité d’experts de ce blog, de 5 minutes montre (atomique) en main.

J’ai donc ouvert le dernier dossier universitaire que j’ai réalisé, consistant à exposer la démarche de recherche d’informations mise en oeuvre pour trouver des documents sur mon sujet de mémoire. La première partie (environ 8 pages) a suffit.

Mon dossier dans LibreOffice

Ledit dossier ouvert dans LibreOffice

Hormis pour la page de garde qui nécessite un jeu sur la typographie et les images, mes besoins sont somme toute sommaires :

  • La prise en charge du gras, italique, souligné
  • Une hiérarchie de titres de 4 niveaux
  • Des listes, à puces et numérotées
  • La mise en forme de caractères à une police à chasse fixe (utilisée pour dégager les mots-clés du corps de texte)
  • La création de tableaux

C’est tout. J’ai passé mon texte à la moulinette Markdown, dont voici le rendu dans Marked :

Alors ce test, probant ?

Globalement oui. Je me rends compte que si j’avais écrit mon dossier avec Markdown, je me serais beaucoup moins pris la tête sur sa mise en forme. J’avais tout à y gagner puisque le format d’export demandé était le PDF. Et si le format .doc avait été imposé, il n’aurait pas fait peur à Markdown.

Malgré tout, j’ai éprouvé la création de tableau comme un frein dans la rédaction de ce document avec Markdown. Bien que la démonstration de Jean-Christophe fonctionne bien, je n’arrive toujours pas à créer le tableau que j’ai produit dans LibreOffice, c’est-à-dire avec plusieurs lignes dans une même cellule à droite associée à une cellule sur la gauche. Comme ça :

Tableau

Mon tableau sur lequel Markdown se casse les dents

Je suis quasiment sûr qu’il est possible de reproduire ce tableau avec Markdown, mais ma faible dextérité n’a su m’armer pour le faire.

Edit : 1/02/2013 — La solution donnée par Jean-Christophe lui-même : Tableaux et Markdown.

Pour le reste, l’utilisation de Markdown est tout sauf un obstacle. Au contraire, elle permet le dialogue entre les formats de fichiers (.txt, .pdf, .doc), et, selon les logiciels, produit une table des matières en fonction des titres du document (reproduisant le Navigateur de LibreOffice).

Une fois mon texte terminé, il me suffit de l’envoyer à LibreOffice pour numéroter les pages, insérer les annexes et la page de garde, et générer une table des matières.

Et prendre un café.

  1. Dont il faudra que je dise tout de même du bien à propos de sa dernière mise à jour qui laisse présager une sortie de l’interface usine à gaz vers quelque chose d’utilisable. ↩

Jan 24, 2013
#markdown #écriture #zen
Jan 20, 2013
“les domaines où les belges excellent, à savoir la bande dessinée et les arts primitifs” —

Art : la foire de Bruxelles, plus conviviale que mondaine

Où le populaire est vu d’un oeil savant.

Jan 19, 2013
#culture #presse

décembre 2012

3 billets

Dec 30, 2012
#photo
Flux

Si j’ai fait grâce à ma poignée de lecteurs de ma prose hésitante pendant trois mois, c’est en raison d’un questionnement sur ma façon d’écrire et inévitablement du rôle de ce blog.

Comme je le disais dans mon premier billet, cet espace en ligne s’est construit en réaction aux articles qui ont retenu mon attention et que je souhaite prolonger avec leurs auteurs. Il l’est toujours puisque je rédige ce texte suite à une lecture perplexe des échanges entre David, Anthony, et Mathieu. Seulement, la réaction a vite laissé place à de nombreux textes. De commentateur je suis passé suiveur, commentant à mon tour mes usages de la technologie, faisant également l’apologie du format TXT, construisant de jolis discours enrobés d’usage et d’outil. Avec le recul, je me rends compte que je n’ai que très peu parlé de réalisations, de projets, de contenus, m’attachant sans cesse aux outils qui pourraient les réaliser. J’ai parfois choisi la voie de la facilité.

Je ne nie pas tout le travail produit, je relève seulement les lacunes de certains textes que j’ai pu publier — tous ceux qui combinent les mots-clés zen et écriture en fait. Ils ont affûté ma plume et m’ont amené à réfléchir sur mes usages informatiques. Mais que reste-t-il à faire maintenant que je les ai décortiqués, exposés, explicités, illustrés — bref, que j’ai fait le tour de la question ?

Il reste le plus difficile : créer. Parler de mes réalisations, de ce qui m’anime, de mes convictions.

Lorsque je n’étais pas derrière le clavier ces derniers mois, je prenais beaucoup de photos. J’ai aussi décidé de faire le vide, de me concentrer justement à faire des choses plutôt qu’à m’attarder sur les moyens pour les réaliser. Progressivement, en prenant des photos, en flânant, en lisant, en aimant … j’ai retrouvé un peu de matière à alimenter le blog. Une matière qui me suit partout, et dont les idées n’attendent pas forcément que je sois assis à mon bureau pour surgir. J’ai alors compris qu’écrire n’était pas un phénomène de création soudaine mais un flux qui me traverse quotidiennement :

Écrire, c’est un flux parmi d’autres, et qui n’a aucun privilège par rapport aux autres et qui entre dans des rapports de courant, de contre courant, de remous avec d’autres flux, flux de merde, de sperme, de parole, d’action, d’érotisme, de monnaie, de politique, etc.

— Gilles Deleuze, Lettre à un critique sévère in Pourparlers.

Ce serait bien que mon blog (re)devienne le tracé de ce flux continu.

Dec 29, 2012
#écriture #blog
Dec 27, 20121 note
#photo #écriture #machine

septembre 2012

1 billet

Sep 16, 2012

août 2012

4 billets

Aug 25, 2012
#mac #zen #apple #tip
Aug 25, 2012
Enraciné

Alors que je m’arrache les cheveux sur la pauvreté de l’exportation de DayOne, je me suis à nouveau rendu compte de ça :

En lisant un article, j’ai envoyé depuis Aperçu un extrait qui a retenu mon attention vers Notational Velocity avant de le commenter un peu plus en détails dans iA Writer. Ce dialogue est vraiment agréable pour la prise de notes.

Surtout, mes notes sont enracinées dans un fichier brut au fond de mon disque dur et finalement gravées dans le marbre mon disque de sauvegarde.

Aug 18, 2012
#zen #apple #minimal #geek
La création avant l'usage

Lorsqu’on parle d’informatique ou de logiciel, on a souvent en tête l’image d’un outil, et très peu celle de son utilisation. Plus exactement, nous collons implicitement leurs usages aux outils. L’exemple de Word est frappant : son utilisation est si particulière qu’elle constitue un sous-ensemble dans la catégorie des traitements de texte (ce n’est pas la foisonnante littérature couvrant le sujet à grands coups de “manuels”, “guides pratiques”, et livrets d’astuces qui viendra me contredire). Ce qu’il faut saisir ici, c’est qu’on distingue peu l’usage de son objet. Cette approche gagne pourtant à être exercée par chacun de nous puisqu’elle place l’utilisateur au premier plan. Il ne s’agit plus de définir un “usage” pour une technique donnée, mais une “utilité” à cette technique dans un contexte social et personnel.

Voilà la posture que j’essaie d’adopter le plus souvent possible. En plaçant mes projets avant l’outil qui va permettre leur réalisation, je m’affranchis de la notion d’usage. Je n’attends pas plus de la technologie qu’elle n’attend de moi. C’est sous cet angle que j’ai lu les échanges de David, Anthony, et Jean-Christophe autour de DayOne. Ce qui m’intéresse avant tout, ce n’est pas leur utilisation du logiciel, mais la place voire la confiance qu’ils lui accordent dans leurs projets.

Il est vrai que DayOne est moins souple que ne peut l’être le format TXT puisqu’il garde jalousement mes données dans un format de fichier un peu particulier. Mais réfléchir en ces termes, c’est faire passer la technique avant mes projets1. Qu’est-ce que je souhaite faire : tenir un journal de façon régulière ou produire des extraits de textes accessibles à partir d’une connexion à Internet ? On l’aura deviné, mon choix s’arrête sur la première solution. Je suis forcé de constater que DayOne est le premier outil qui me permette de tenir un journal sans que je ne l’abandonne au bout de quelques jours. D’un point de vue technique, je pourrais aisément le remplacer par Notational Velocity couplé à Rappels pour me contraindre à écrire régulièrement. Ce serait oublier que, de nos jours, la technique n’a plus à prouver qu’elle peut se substituer à elle-même. Il faut prendre en compte cette multiplicité de possibilités pour remettre l’utilisateur au cœur de la prise de décisions. L’usage devient intéressant lorsqu’il amène à (re)penser nos pratiques et modifie notre environnement quotidien. Lorsque l’utilisateur décide en amont de réaliser quelque chose plutôt que de chercher des outils pour accéder à l’acte de création. L’achat d’un réflex ne me fera pas prendre davantage de photos si je n’ai pas cerné au préalable les conditions pour que je puisse en prendre réellement. L’achat de DayOne ne m’aidera pas à maintenir un journal personnel dans la durée si je n’ai pas le projet d’en tenir un.

En détachant l’usage de l’outil, je désenchante la technologie. Je la plie à mes désirs de création plus qu’elle n’arrive à me contraindre en situation d’utilisation.

  1. Faute de mieux, j’utilise le terme “projet” pour exprimer l’idée de “choses que je souhaite réaliser, faire”. ↩

Aug 17, 20121 note
#zen #logiciels

juillet 2012

2 billets

Maturité

Avec des cycles de développement de plus en plus courts, il faut plus que jamais prendre OS X comme un perpétuel chantier, et non comme le système ultime qu’Apple cherchait par le passé à mettre au point avec Tiger ou Leopard.

— MacGénération, Mountain Lion : OS X arrivé à maturité

Je n’aurais pu mieux le dire.

Jul 26, 2012
#apple
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